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MARC PAGES

Pour un nouveau démarrage

LE CHATEAU ANGELUS

 

Saint-Emilion, octobre 1988.

Cela faisait trois mois que nous habitions Neuilly où j’avais pris les fonctions de DRH chez Prolabo, dans une filiale du Groupe Rhône- Poulenc. Lors d’un échange avec un des collègues du Siège en charge des Relations Sociales, nous étions arrivés à évoquer les vins et la découverte des vignobles lui précisant que j’en avait fait mon hobby. Yannick le Barrazer , breton, fils d’ officier de marine  m’indiqua à mon grand étonnement qu’il avait une sœur mariée au propriétaire du Château Angélus, Henri Boüard de Laforest. Il me proposa d’emblée de m’inviter à découvrir le domaine.

Jamais je n’aurais imaginé pouvoir pénétrer dans un des meilleurs crus classés de Saint-Emilion. L’occasion se présenta lors d’un déplacement professionnel où je devais accompagner mon collègue Yannick, à Bordeaux dans le cadre d’une acquisition par Prolabo d’un petit laboratoire situé à Gradignan (Cofralab).

Nous quittâmes Bordeaux en milieu d’après-midi pour rejoindre Saint-Emilion vers les 18 heures. Il était prévu que je dorme sur place. Arrivés à demeure, je contenais en moi toute mon émotion. Le manoir ne faisait pas prétentieux. Une belle demeure bordelaise en pierre sur deux niveaux avec une porte d’entrée centrale. Je m’imaginais quelque chose de plus imposant. Mais je ne réaliserai qu’un peu plus tard que le véritable château viticole et ses dépendances se trouvait 300m plus loin. J’étais arrivé dans l’habitation des parents Boüard qui venait de céder le domaine depuis trois ans à leur fils Hubert Boüard de Laforest. Les présentations faites, madame me montra ma chambre à l’étage avant de rejoindre monsieur qui avec Yannick allait nous faire visiter le domaine. Hubert était absent pour cause de chasse quelque part dans les Landes. Les vendanges étaient terminées depuis quinze jours.

Telle une célébrité, on me fit visiter le hall de réception, la salle de dégustation, le laboratoire, la salle des grandes cuves et surtout l’immense chais où s’alignaient majestueusement les fûts de chêne clair. Une immensité œnologique et vinique. Je m’enorgueillissais de cette expérience de terrain. Mais le temps fort précéda le dîner. On me suggéra de déguster les derniers millésimes de l’Angélus. Je me souviens de l’accroche de ce vin d’un rouge sombre où dominait la cerise noire. Il était tout en rondeur, un peu lourd, mais tellement suave.

En retournant en fin de soirée dans la chambre, je reconnaissais avoir eu la tête un peu lourde, propice à sombrer dans une nuit qui aura fait de moi un privilégié. 

 

VISITER LE SITE :  https://www.angelus.com/   Un domaine remarquable. Des vins d'exception.

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