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MARC PAGES

Pour un nouveau démarrage

LE MARCHE DU VIN CHAUD A COLMAR

ou  L'ARNAQUE FESTIVE.

Il est vrai qu'aux temps les plus anciens, hommes et femmes se livraient aux libations en tous genres en l'honneur de Dionysos ou de Bacchus. Puis vint la période moyenâgeuse ou le vin érigeait les communautés religieuses en ambassadrices de la divine boisson. S'agissant de Noël, à partir du XVIème siècle, la fête  surtout célébrée  dans les pays du nord et de l'est de l'Europe  évoquait  la nativité de Jésus et reposait sur la symbolique de la lumière et de l'arbre de vie ( le sapin).

Colmar, capitale viticole alsacienne a connu les évolutions historiques de la fête de Noël au gré de ses appartenances nationales et de son évolution économique et culturelle.

Il y eut la grande période ou Colmar possédait son centre du Commerce de Vins au "Koïfhus" appelé aussi Ancienne Douane (1550), son centre des Tonneliers et lieu de jaugeage à côté des Unterlinden (dès 1450) et a du même faire face à la guerre des barillets le "Loyala-Krieg en 1669.

Colmar haut lieu de la viticulture avec ses célèbres symboles ( statue de Schwendi, Maison des Têtes, le buveur au tonnelet) a longtemps gardé cette précieuse référence.

Les Noëls se succédant, voilà Colmar devenu le haut lieu du marché du vin chaud imitant ainsi toutes les communes organisatrices de marchés de Noël du sud au nord de la France.

La fête de Noël ce n'est plus  la fête de la lumière qui a cédé la place à la fête de la naissance de Jésus, qui a cédé la place à la fête des sapins et des jouets, qui a cédé la place à la fête du bon Papa Noël qui a cédé la place à tous les Pères Noël, qui a cédé la place aux marchés de Noël pour aujourd'hui céder la place aux marchés du vin chaud.

Colmar à l'heure du vin chaud. Il nous fallait saisir par l'image ce phénomène dénué de tout charme dont le seul objet est de commercialiser une vulgaire boisson, chaude de surcroît et à un prix prohibitif le tout dans un conditionnement  irrécupérable.
Ce marché du vin chaud comporte tous les avatars de notre fonctionnement civil. L'arnaque commercial, la pollution par les déchets (gobelets), l'incitation à l'alcool, l'utilisation de produits non contrôlés, la déviance collective, les risques potentiels d'accidents, l'absence totale de qualité.

Comment peut-on accepter de laisser se développer un tel marché ?
Quelques exemples visuels présentés en trois parties:

1. La Commercialisation : la concurrence bat son plein (de vin)


bilingue !


le gobelet cède la place au tonneau !


On y laisse son ardoise!


Manque la quantité !


Cela nous met le litre de gewurtz à 19,2€ le litre!!!
soit 125F


A vous de choisir



2. La distribution













3. La consommation :
nous nous sommes interdit de montrer des visages connus et moins connus venus de toutes les régions et qui ont succombé au vin chaud...














 
Fin déplorable !!! C'est tout cela le marché du vin chaud à Colmar en particulier !

Une suggestion pour l'avenir. Pour les marchands de vins chauds ambulants voire aussi les brasseries et qui ne font pas d'action sociale : prélever de 50 à 60% de leur marge sur la vente des gobelets de vins chauds pour  reverser les sommes au profit des enfants nécessiteux qui n'auront pas un beau Noël.
Mais il doit y avoir beaucoup d'autres bonnes idées pour éradiquer le marché du vin chaud qui ne sert à rien, hormis de garnir les poches des "Marchands du Temple".
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