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Pour un nouveau démarrage

REVUE DE CASERNEMENT

Pour imager le propos qui va suivre après la série des six photos, j’ai retenu six clochers ou pignons de toits concentrés sur un seul lieu : celui de la caserne Walter du 152ème Régiment d’Infanterie à la sortie nord de Colmar.

Le style architecturale remonte aux années 1900-1906, nous sommes à l’époque de l’empereur Guillaume et comme beaucoup  d’ édifices qui se multipliaient en Alsace à l’époque, on pouvait admirer sur les toits, ces flèches et tours dressées vers le ciel, dont la forme pouvait faire penser aux casques militaires prussiens. Depuis, on a rien changé, les pignons sont toujours là, les bâtiments aussi. Notons cependant que cet ensemble échappe au circuit du petit train touristique. D’où cette revue de casernement en image :

 

 




Colmar ou Kolmar ?

Mais revenons sur Colmar, cette ville comblée de paradoxes. Située dans le top ten des plus charmantes villes touristiques de France, Colmar cache derrière ses façades à colombages et colorées une histoire de la quelle, elle ne peut se défaire, sauf à faire une psychanalyse démesurée dont elle n’en voit pas l’issue. Ville soit disante alsacienne, elle le prouve par son importante caste des marchants de fripes et de vendeurs de boissons sous parasols qui échangent leur accent « teutonique » avec les nombreux immigrés venant des régions de l’intérieur français et des lointains ailleurs. Un véritable melting-pot international compose cette cité. Les turcs, polonais, magrébins et portugais d’origine montrent aux visiteurs italiens, allemands, japonais et chinois les quelques derniers survivants locaux qui arborent et commercialisent bretzel, hansi et cigognes comme des colifichets ou amulettes d’une période totalement dépassée.

Colmar est devenu le spectacle mercantile qui s’ébat au milieu d’un décor de tours, de flèches et de clochers préservés par les cataclysmes guerriers et qui demeurent tels des vigiles l’image d’une ville souvenir et de cartes postales engluée dans un passé qui a du mal à affronter l’avenir. Les jeunes s’agglutinent aux périphéries à la recherche de loisirs, les anciens s’enfoncent dans un centre transformé en musée

A quelques jours du premier tour des présidentielles, et à quelques semaines des législatives et à 10 mois des municipales, Colmar maintient son regard à droite et réclame encore plus de parterres de fleurs,  plus de rues aux pavés lustrés, plus de parcs payants, et plus de brigades bleues et vertes, et toujours plus de sécurité. Comment cette ville du centre de l’Alsace peut-t-elle changer de cap et s’intéresser aux grands problèmes de fond alors que dans les boîtes aux lettres des citoyens français locaux on distribue des professions de foi en allemand. « Wählen sie Le Pen », ou Arlette Laguiller s’adressant aux « Arbeiterinnen , Arbeiter » ou mieux José Bové, souhaitant «  Millionen von Stimmen für Bové » ou que Ségolène Royal déclame un « Liebe Franzosen, Liebe Französinnen, Liebe Landsleute »… On pourrait lire toutes les autres déclarations en allemand, c’est à mourir de désolation ( en français aussi). Comment en 2007, peut-on encore rédiger en France des documents électoraux en allemand alors que la dernière classe d’âge ayant connu l’enseignement obligatoire en allemand et qui avait au maximum 14 ans en 1940 a donc aujourd’hui 81 ans !!! Dédoubler les affiches en français et en allemand relève d’une absence totale d’intégration. Colmar restera alors Kolmar à moins que le renouveau de la modernité surgisse moyennant une volonté militante solidaire, efficace, rassemblée dans une opposition qui va au delà des clans politiques. Ce n’est que par cette voie que l’on pourra faire de Colmar, aussi un modèle social et non seulement une destination pour bus et charters. Si Sarkosy est élu, c’est la voie « royale » pour G.Meyer qui fera de la mairie sa maison de retraite. Si Royale ou Bayrou est élu(e), c’est la voie de la chance pour une nouvelle démocratie locale.

Vive Colmar....

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